Début Juin 2016, je décide au dernier moment de prendre une semaine de vacances, me voilà donc parti 2 semaines après pour la Crète, première fois pour moi.
Départ samedi matin de Lyon, je voyage avec Brussel Airlines avec une escale à Bruxelles. Je voyage pendant l’Euro et pendant que La Belgique joue, le pilote est à fond et nous annonce chaque but, c’était assez drôle. J’atterris en fin de journée à Héraklion et je suis directement dépaysée, je viens de gagner une bonne quinzaine de degrés, ce qui n’est pas pour me déplaire.
En sortie d’aéroport, je ne loue pas de voiture cette fois (au revoir les habitudes), j’ai décidé de tout faire en bus, une première ! Je me dirige donc prendre un bus de ville pour aller à la gare routière d’Héraklion . Après une petite dizaine de minutes de bus, je suis en plein centre ville à la recherche de cette fameuse gare routière. Je la trouve assez rapidement et je demande un bus KTEL pour Réthymnon. C’est une station balnéaire, mais c’est surtout une escale pour aller sur Chania et comme il est déjà tard je préfère faire le trajet en 2 fois. Après 1h45 de bus, où j’observe des paysages plutôt cool, j’arrive à Réthymnon. Cette ville est tout ce que je déteste, magasins à touristes, aucun Grec dans les environs, heureusement je n’y passe qu’une nuit. Je trouve mon hôtel (que je ne vous conseille pas), et je pars chercher à manger. Il est proche de minuit et demain je vise le bus de 6h pour aller sur Chania , ça sera une courte nuit !
Réveil donc vers 5h du matin pour aller prendre le bus mais je dois d’abord trouver la gare routière de Réthymnon. Une fois trouvée, je prends le bus KTEL pour Chania. C’est parti pour 1h de trajet. J’espère être à l’heure car je dois être tout au Sud Ouest cet après midi, à Paléochora pour les 3 prochains jours et il y a peu de bus. Je vise celui de 8h45. Le trajet se passe sans encombre et j’arrive à Chania pour le petit déjeuner. Pas le temps de visiter la ville, mais elle a l’air plutôt chouette. J’achète mon billet pour Paléochora et c’est reparti pour environ 2h de trajet. La route est sublime, le bus passe par la partie montagneuse, le chauffeur est d’ailleurs un sacré pilote !
J’arrive dans ce petit village de 3000 habitants qui est déjà bien typique. Je récupère mon logement tenue par un couple dont une française.

L’eau est translucide et il fait chaud, très très chaud. Je suis seule sur la plage et je passe une bonne après-midi farniente.

Demain, j’ai décidé de faire la plage Elafonissi, je prendrai le bateau pour profiter des paysages de la Côte.
Après une bonne nuit, je prends le bateau pour Elafonissi, le départ est à 10h et il y a environ 1h de bateau. L’eau est encore une fois superbe.



Après une heure de mer, j’arrive à la plage, il y a pas mal de monde au début de la plage, je décide donc de marcher une bonne demie heure pour m’éloigner le plus possible. J’ai du mal à comprendre les gens qui s’agglutinent sur la plage alors qu’à moins de 30 minutes c’est le paradis…
Ce que je vous ai pas dit, c’est que cette plage elle est connue pour avoir le sable rose dû à des petits coquillages, c’est sublime.

Je me pose une partie de la journée sur cette partie de la plage, et lorsque je commence à m’ennuyer, je pousse jusqu’au bout de la plage, ça fait des petites criques, et je suis tellement tranquille.



Vers 16h direction le bateau pour rentrer à mon logement à Paléochora . Cette partie de la Crète est touristique mais ça vaut vraiment le coup d’aller voir la plage Elafonissi et vous avez vu on arrive quand même à trouver des coins isolés.
Dernière journée dans ce coté de l’île je voulais faire les gorges de Sougia mais il faisait tellement chaud, que j’ai préféré faire une journée visite de la ville et de ses ruines et de finir la journée à la première plage.



Au centre du village se trouve une petite église, chose n’est pas coutume elle est jaune.

Le reste de la journée sera vraiment consacrée à la détente et au repos !
Cette dernière nuit à Paléochora a été mouvementée, en effet il y a du vent toute la nuit (pour que cela m’empêche de dormir c’est vous dire à quel point il était fort). J’avais tellement peur que la traversée en bateau soit impossible.. Malgré la mer ce n’est pas ce qui les empêche de nous faire embarquer.
C’est parti pour 2 heures de bateau, avec plusieurs escales et moi je m’arrête au terminus à Sougia. Je ne vous l’ai pas dit mais pour une fille du Sud, j’ai le mal de mer… Ces deux heures avec la mer agitée vont être longues pour moi, heureusement on longe la Côte et on peut être à l’extérieur sur le pont.

Au final, je l’ai plutôt bien vécu. Le trajet est vraiment sympa et c’est agréable de voir ce paysage de la mer.
Arrivée à Sougia, j’ai environ 2h d’attente avant de prendre un autre bateau pour aller à Loutro. L’attente est plutôt rapide, entre petite ballade dans le village et baignade. Sougia est surtout connue pour ses gorges et il est rare que les voyageurs s’y arrêtent. Malgré tout le petit village est assez typique.

Après cette escale, j’embarque pour Loutro et cette partie de la côte est sublime, beaucoup plus escarpée. Il faut savoir que la plupart de ses villages ne sont accessibles qu’à pieds ou par la mer, ça limite donc fortement l’accès (et les touristes).

L’arrivée sur Loutro est superbe, ce petit village n’est accessible qu’en bateau par la mer ou à pieds. Il est bloqué derrière les falaises. Il est habité par 56 habitants à l’année et quelques hôtels et touristes (mais vraiment quelques, surtout en Juin).

J’ai loué un appart-hôtel en hauteur du village, c’est un de plus beaux cadres que j’ai fait de ma vie avec vue mer et tellement calme.
Après avoir récupéré mon logement, je file me balader proche du village et faire quelques courses pour les midis surtout. Il n’y a que deux petites supérettes dans le village et honnêtement pour les courses c’est sommaire mais c’est aussi ça Loutro.
Les alentours autour du village sont superbes, l’eau est magnifique.
Après une petite balade, je profite de la petite plage de galets de Loutro qui est au centre du village. Après quelques bains, je rentre manger à mon logement et profiter de la vue pour finir cette journée riche en paysage avec un petit apéro (et des bières locales bien évidemment).



Nouvelle journée à Loutro et je décide de prendre le chemin qui longe la côté en direction de Chora Sfakion. Aucune ombre à l’horizon, il va faire chaud !
Cette côte est vraiment sauvage, je ne croise quasiment personne, et dès que je le peux je fais des pauses baignades. Les paysages sont variés et les plages toutes différentes.


Sur le chemin, je trouve une petite église mais surtout un lieu de cérémonie, aucun accès à part Loutro qui est à plus d’une heure de marche, c’est déroutant !

Je rebrousse chemin proche de cette église car je ne trouve pas le suite du chemin et je tombe sur une plage perdue au milieu de nulle part, accessible uniquement en bateau de Chora Sfakion.
Après cette vue, direction Loutro avec environ 2h de marche sous une chaleur écrasante. Quelques pauses baignades n’étaient pas de refus.
J’arrive en fin de journée à mon logement, petite pause soleil sur la terrasse avant d’aller faire un saut dans le village à la plage de Loutro .
Le soir je mange à un petit restaurant du village avec en dessert des éclairs énormes, je n’en ai jamais vu des aussi gros…
Dernière journée complète à Loutro, aujourd’hui j’ai décidé de faire les gorges d’Aradena. Pour éviter les touristes (pas très nombreux à cette période), J’ai décidé de partir assez tôt et de les remonter au lieu de les descendre.
Je pars donc à pieds en direction des gorges, sur le trajet, je traverse un village encore plus petit que le notre, nommé Finikas. Un hôtel est présent est le lieu est plutôt pas mal ici.

Je continue ma route, et sur le trajet je tombe sur une ferme, où un Grec est en train de dépecer une chèvre, je vous jure que cette image m’a retourné le cœur pendant des semaines…
Avant de rejoindre Marmara Beach, la sortie des gorges et donc pour moi le départ, le chemin est assez aérien et la vue est splendide.
Il est tôt et le soleil tape déjà très fort. Je suis partie avec 2L d’eau et des sandwichs préparé le matin. Le trajet surplombe l’eau, c’est vraiment splendide et aérien par moment.


Après une bonne heure de marche depuis mon départ, j’arrive à l’entrée des gorges, je décide de faire une pause baignade avant d’entamer l’ascension et quelle bonne idée. A la gauche de la plage, on trouve des grottes creusées par la mer, je l’ignorais. Je n’avais jamais vu de l’eau aussi claire de ma vie.

Fraiche et pleine de force je suis prête à attaquer les gorges. Le départ est assez ombragé avec des lauriers roses sauvages.

Quasiment aucune photo lors des gorges d’Aradena. Après 2h d’ascension, il ne me restait quasiment plus d’eau et je n’avais croisé personne.
Deux choix possibles : faire demi tour et je sais qu’il n’y aura pas d’eau avant 3h de marche ou continuer et espérer qu’au point de départ des gorges il y ait de quoi se ravitailler. Je décide de continuer l’ascension, sur mon trajet je ne croise que des chèvres, en vie ou morte en bas des falaises. Après une nouvelle heure de marche j’arrive enfin en haut des gorges avec une petite paillote pour acheter à boire. Ca reste à ce jour le meilleur coca de toute ma vie. Bon j’ai aussi profité pour racheter de l’eau.
Je décide de tenter de rentrer à Loutro par le haut, je n’ai aucune idée si ça va aboutir mais je ne veux pas retourner dans les gorges. Après une petite demie-heure de marche, j’aperçois la côte et je me rends compte à quel point je suis montée.

Après deux grosses heures de marche, j’arrive enfin à Loutro, épuisée. Un petit bain à la plage du village et direction un dernier restaurant typique pour finir les vacances en beauté.

Dernier réveil en Crète, et le retour promet d’être un sacré périple, je dois prendre la bateau, 2 bus et me rendre à Héraklion pour prendre l’avion. Je prends le bateau pour Chora Sfakion. Le premier bus est en direction de La Canée et le second en direction d’Héraklion . Mais d’abord, j’en prends une dernière fois plein les yeux et je dis au revoir à Loutro.
Le trajet se passe sans encombre et j’embarque avec deux heures de retard en direction de Lyon (avec une nuit à Bruxelles). La Grèce mais surtout la Crète ont été un véritable coup de cœur et en écrivant cet article cela me rappelle à quel point l’Europe regorge d’endroits extraordinaires.
J’espère que j’ai réussi à vous convaincre que la Crète reste encore sauvage est belle. N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez en commentaires.


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